Zigoneshi : le projet

Vers une pensée de la métamorphose

Un « voyage » qui sera lancé le 18 octobre 2015 lors de la 14ème édition du Grand Bivouac à Albertville (Savoie).

Et si, 500 ans après l’arrivée des Conquistadores sur les côtes d’Amérique du Sud et l’édification des premières colonies, un autre voilier traversait l’Atlantique porteur d’une toute autre intention, celle du dialogue ?

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« Il n’est plus temps de parler, mais d’agir, c’est ensemble, que nous devons inventer demain. »

Mamu Marco BARRO

Le projet Zigoneshi, parrainé par Pierre Richard, a été pensé pour porter un message de dialogue et de fraternité.

Le 19 septembre 2015, Olivier Jehl, skipper du voilier ZIGONESHI, s’élancera de Douarnenez en direction de Point-à-Pitre dans le cadre de la vingtième Mini-Transat. Puis il poursuivra sa traversée vers les côtes colombiennes et le port de Santa Marta à la rencontre des Indiens Kogis.

Il restituera, aux Indiens Kogis, des objets en Or, dispersés à travers le monde, depuis plus de 30 ans.

Alors s’ouvrira le dialogue nourri par la musique, la parole et porté par des valeurs d’échange, de respect et de fraternité, afin d’imaginer ensemble un monde durable pour tous.

Ce projet se propose d’initier et de faire vivre, pendant plusieurs mois, un dialogue entre la société millénaire des Indiens Kogis de Colombie vivant en parfaite harmonie avec la nature, et notre modernité hors sol qui a externalisé cette nature la qualifiant d’« environnement ».

Improbable tissage créatif, entre la parole et la musique, hier et demain, jeunes et anciens, afin de décoloniser nos imaginaires, élargir nos horizons, et accompagner la mutation de nos sociétés modernes.

En Kogi, le mot Zigoneshi a de multiples significations: « Je t’aide, et tu m’aides, je te donne et tu me donnes ». Il est synonyme d’échange et d’entraide, ce projet est la réponse à une demande formulée par les Kogis, eux-mêmes, lors de leur visite en France en 2012.

Pourquoi ?

projet-pourquoiL’éloignement du vivant et le développement des technologies induisent de profonds changements, parmi lesquels des changements d’échelles, de rythmes, de référents culturels, de cadres de vie et d’ancrage, de représentations, de valeurs

Face à ces évolutions, les paradigmes, qui sous-tendent le développement de nos sociétés modernes, se trouvent largement questionnés, quand ils ne sont pas remis en cause.

Dans un tel contexte, il nous faut explorer d’autres possibles, ouvrir de nouveaux horizons pour éclairer notre futur, qu’il s’agisse des champs du savoir, du vivre ensemble, de nos relations au vivant ou du sens partagé.

La rencontre avec « d’autres » façons de penser le monde et ses réalités, dont certaines sociétés racines sont porteuses, peuvent nous éclairer et ouvrir nos regards sur les paradoxes et les voies de transformations possibles de nos sociétés modernes vers un développement humain durable.

Parce qu’ils ont toujours gardé des relations fortes avec la nature, les Kogis, et les principes de fonctionnement qui fondent leurs sociétés, peuvent être une formidable source d’inspiration pour nos sociétés modernes en perdition.

Comment ?

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Avec la musique, ce lien privilégié unit les hommes et les êtres vivants à travers des actions, ateliers, temps d’échanges privilégiés, en France et en Colombie, sur la base de valeurs vécues de coopération et de respect, condition pour qu’émerge un dialogue créatif, où l’un est « curieux » de l’autre, sa façon de « faire » société, d’élaborer un « savoir » ou de clarifier une intention.

La rencontre avec l’univers des Kogis, dernière société précolombienne encore en état de marche, forte de 4 000 ans d’histoire ininterrompue, peut être une formidable source d’inspiration et de renouvellement de notre pensée contemporaine.

Les origines d’une histoire

projet-origineEn 1525, lorsque les Conquistadores débarquent à Santa Marta, et fondent la première ville espagnole sur le continent sud-américain, ils sont accueillis par les ancêtres des Kogis comme des frères.  La réponse ne se fait pas attendre, avec l’ordre d’éliminer ces « sauvages » aux rites diaboliques.

Ce premier « voyage » a ouvert un long tunnel de destruction et de barbarie. C’est en 2012, lors d’une tournée de conférences organisées en France, en présence de deux représentants de la société Kogi, Juan Mamatacan et José Gabriel Limako ont proposé d’ouvrir un espace de partage pour éclairer notre futur, qu’il s’agisse des champs du savoir, du vivre et du travailler ensemble.

Cette connaissance, les Kogis ont envie de la partager avec les « petits frères » comme ils nous appellent. Non pour imposer leur vérité, mais pour construire un pont, ouvrir des perspectives entre deux visions du monde que tout oppose, mais qui auraient tellement à se dire. Le projet Zigoneshi est une réponse à cette demande.

Cette même année, Olivier Jehl, marin confirmé, rencontre Eric Julien et l’Univers Kogi. Conscient des enjeux qui pèsent sur notre planète et sur l’univers kogi, Olivier trouve le sens qu’il souhaitait associer à son projet de mini-transat en solitaire. Il propose à l’Association de porter ses valeurs lors de sa traversée de l’Atlantique vers les côtes colombiennes. Arrivé en Guadeloupe, il poursuivra sa route vers la Sierra et les Kogis pour remettre symboliquement un trèsor et restituer des objets précolombiens aux Kogis.

Les temps forts du projet

  • Production d’un film documentaire.
    (Camera Lucida / France 5)
  • Production d’un livre blanc « vers une pensée de la métamorphose » (Editions Actes Sud)
  • Partenariat médias : France Info, France 2 « Vivement Dimanche », TV5 France, WE demain…
@zigoneshi.comZigoneshi : le projet